Superficielle.

Mardi 12 août 2014

J'ai envoyé un e-mail explicite à Mc., récemment. Où je lui disais des choses que j'aurais dû lui dire il y a bien longtemps. Jusqu'à aujourd'hui, il a été la seule relation un tant soit peu stable que j'ai eue. Je ne l'ai jamais aimé, pas comme il aurait aimé, mais je lui ai expliqué.
Et la chose qui ressort le plus, c'est ma peur des relations. Pas seulement amoureuses, aussi amicales. J'ai peur de trop donner et qu'on ne me rende rien, qu'on me prenne tout et qu'on me laisse démunie. Il faut croire que mon expérience avec N. n'a pas été des plus joyeuses, et m'a fait perdre toute la confiance juvénile que j'avais à l'époque.

Après N., mon blog n'a plus eu lieu d'être. J'ai eu des crushs, plus ou moins importants, j'ai eu S. durant quelques petits mois, j'ai eu H. pendant une grosse année, et j'ai eu le-mec-interdit en dents de scie depuis mon arrivée à l'école.
N., c'était en 2011. Cela fait trois ans que je traîne ce blog un peu comme une ombre, voulant l'alimenter mais ne sachant pas trop quoi dire, puisque je tourne en rond.

C'est bien beau de savoir que j'ai peur des relations amoureuses, et de savoir pourquoi aussi, mais j'aimerais bien ne plus avoir peur. Grandir un peu. Arrêter de ne pas vouloir m'impliquer. Arrêter de mettre de la distance dans toutes mes relations, même avec R. parfois.

Ce comportement me suit aussi dans d'autres aspects de la vie. Je ne sais pas aimer profondément les choses, je ne sais que les effleurer.
J'aime tout, j'aime apprendre sur tout, mais je ne me spécialiserai jamais dans un domaine de connaissances. Je connais des choses importantes sur la physique, la chimie, la finance, le marketing, la géographie, l'histoire, les technologies (Linux, certains langages informatiques), la philosophie, je picore un peu dans tous les domaines, je sais peu d'éléments sur beaucoup de rayons, mais je ne saurai jamais réparer un ordinateur ou parler de l'histoire de la Russie.
J'aime énormément Doctor Who, au point d'acheter des objets dérivés. Mais je n'ai jamais regardé les épisodes deux fois (sauf certains). J'aime beaucoup Sherlock (la série avec Benedict Cumberbatch), mais je n'ai pas encore re-regardé les épisodes de la saison 3 alors que je ne les ai pas tous compris, comme je les ai vus en buvant et mangeant des pizzas avec mes copines. J'adore regarder Teen Wolf (principalement parce que je rigole et que je me sens à nouveau teenager devant les épisodes) mais je ne vais pas du tout investiguer le fandom, je ne connais rien sur la vie des acteurs par exemple. La seule exception est Harry Potter, peut-être parce que je les ai découverts tôt.

C'est fatiguant d'avoir beaucoup de centres d'intérêt, parce que je suis incapable de me concentrer et que je m'éparpille. C'est mal vu de s'éparpiller, ce n'est pas très "adulte". Et je suis, malheureusement, sur le point de devenir une adulte très bientôt. Je commence à être respectée quand je vais en stage, je vais bientôt vivre seule pendant longtemps dans un pays qui n'est pas la France (j'ai grandi en France et j'en ai la nationalité), je m'occupe de mes propres démarches administratives (depuis des années, certes, mais avant je n'avais pas grand-chose à faire).

Grandir, c'est génial, j'aimerais bien être prête, mais je ne le suis pas totalement.
Parfois, c'est trop difficile de revenir ici et d'écrire. C'est trop difficile d'écrire tout court. J'aimerais parler de ma vie, de mes sentiments, ce qui a fait que ce blog a eu du sens, mais je suis trop volatile et pas assez concentrée pour cela. J'ai des tonnes de choses à dire mais j'aimerais que ce que je pense puisse s'écrire automatiquement et former de jolies phrases sans que j'y mette du mien.
 
C'est fou, j'ai tellement de choses à vous dire, à me rappeler à moi-même.
Si peu de courage en une seule personne pour ce genre de choses.
J'en ai, parfois. Pour faire du sport, tous les jours. Pour reconnaître que je suis toujours un peu "triste" depuis toutes ces années. Pour savoir que j'ai foiré, peut-être volontairement, la plupart de mes relations amicales et amoureuses, virtuelles et réelles.
Mais le courage pour parler de mes sentiments, je l'ai perdu, un peu.
 
Rencontrer de nouvelles personnes, c'est aussi expérimenter de nouveaux sentiments, de nouveaux problèmes, et je ne pensais pas forcément devoir faire face à ceux-là, un jour. Disons plutôt que j'avais certaines idées pré-conçues et que je pensais que je saurais faire ce qui est juste, mais la réalité m'a révélé une autre facette de moi. Celle qui est moins "bonne". Celle qui sait contourner les principes de morale que je faisais miens.
 
J'ai eu ma petite dose de "problèmes" avec le-mec-sur-qui-je-n'ai-pas-le-droit-de-crusher. Je sais que je m'étais dit que je n'écrirai pas sur lui, mais tout s'est apaisé, et j'ai envie d'en parler. Cela dure depuis si longtemps, mais il n'y a pas d'issue possible.
Je ne pensais pas qu'une personne pourrait me rendre si stupide. Je pensais que j'avais appris à aimer avec ma tête, et plus avec mon cœur. Au pire avec mon désir. Mais pas plus, jamais plus. Et puis, il est arrivé. Dans mon lit. Avec cet interdit si énorme : je n'avais pas le droit, point. (Parce qu'il était ami avec R., parce qu'il était en couple et exclusif. Surtout parce qu'il était exclusif.) J'ai rejeté. Une fois, deux fois. "Elle" me hantait. Je l'avais rencontrée, je lui avais fait la bise, je lui avais souri. Quelle hypocrite.
 
J'assume parfaitement d'avoir laissé le-mec-sur-qui-je-n'ai-pas-le-droit-de-crusher entrer dans mon lit. La première fois, je n'avais absolument pas envisagé que je puisse lui plaire, même s'il me plaisait. Je l'avais invité à rester dormir parce qu'il était déjà 2 heures du matin, et qu'il lui aurait fallu une bonne demi-heure avant d'arriver chez lui (à pied), et qu'il faisait froid (l'hiver...). J'ai arrêté ses avances en lui opposant "son" existence, à "elle", dans sa vie. La deuxième fois, c'était plus ou moins innocent de ma part, nous avions commencé à discuter de cours, je lui ai envoyé mon travail, puis insomnie aidant, nous nous sommes retrouvés en ville, il est resté chez moi, et je ne me souviens plus très bien. Je sais simplement que "nous n'avons rien fait" (oh que cette formule est hypocrite !). Pas de bisou, pas de sexe.
Suite à cet épisode, je me suis remise en question. J'ai conclu que je n'avais rien fait de mal selon mon propre barème. Je ne cours pas après lui, c'est lui qui est en couple. Rien n'est tout noir ou tout blanc : il l'aime vraiment, mais la distance est compliquée ; nous ne ressentons rien l'un pour l'autre, excepté du désir. J'entends déjà les reproches, les tentatives de culpabilisation... mais ce n'est pas moi qui ai des attaches, c'est lui. Alors, j'ai décidé, pour mon propre bien, que je ne le repousserais pas s'il lui prenait l'envie de revenir (encore une fois).
Il est revenu dans mon lit. Je me suis sentie sale, après son passage. Pas parce que j'avais des remords ou un accès soudain de culpabilité. Parce que je me suis sentie utilisée. Il m'a purement dégoûtée, si je peux l'avouer. Alors, j'ai décidé qu'il était mauvais pour moi. Que mon attraction inexplicable pouvait être contrôlée par mon cerveau. J'ai voulu contrôler. J'ai décidé que je ne retomberai pas dans le piège. Et je n'y suis pas retombée, lorsqu'il est revenu dans la ville (encore une fois).
Et là, encore une dernière fois, il est revenu me parler. Nous serons tous les deux dans la même ville au même moment. Probablement à 10 minutes l'un de l'autre. J'ai beau avoir été dégoûtée, j'ai "oublié" et j'ai conscience d'avoir oublié. J'ai cette partie de moi qui souhaite lui donner une seconde chance, parce qu'il m'en parle encore. J'ai l'autre qui est plus intransigeante.
Intellectuellement, c'est facile de le garder à distance. Il a ses défauts, qui me sont rédhibitoires sur le papier. Mais physiquement... ah, physiquement !
 
J'essaie de grandir encore, sentimentalement. J'assume pleinement qui je suis, si on me demande, mais je ne parlerai pas spontanément de moi et de mes expériences. J'ai encore tellement de leçons à tirer de mon passé. Je pose des mots sur mes comportements. Je remarque des occurrences multiples dans mes actes, je devine des significations derrière eux.
J'aimerais arrêter de reproduire les mêmes erreurs.

I feel so alone.

Dimanche 1er juin 2014

La solitude est un sentiment détestable.

J'aime qu'on me laisse tranquille, en paix, libre, que je puisse vaquer à mes occupations. Qu'on ne me pose pas trop de questions. Qu'on ne cherche pas constamment ma compagnie. Qu'on ne me juge pas, pour mes actes ou la personne que je suis intrinsèquement.
Cependant, et c'est peut-être cruel, j'ai l'impression de ne pouvoir "être" avec personne, physiquement, sauf R., et c'est plutôt déprimant. Vivre avec des personnes sur une courte durée est difficile. Je grandis mon égoïsme et ça me rend triste. J'ai du mal à rester tout le temps avec ceux que j'appelle "mes meilleurs amis" à l'école, je fais une "overdose" lorsque je les vois trop souvent. Je les aime vraiment, nous sommes amis, mais pas "meilleurs amis". Ils me comprennent sur beaucoup de choses, bien sûr, nous partageons certaines valeurs, certains goûts, mais je les sens si égoïstes, si centrés sur eux-mêmes. Je donne tout et je ne reçois que peu. C'est fatiguant, ça me pompe toute mon énergie. Et je me sens coupable d'être ainsi, d'être généreuse, d'être aigrie de l'être.
Je n'aide pas les gens parce que je pense que je suis le Messie, ou meilleure qu'eux. J'aide les gens parce que ça me fait plaisir et que ça me fait grandir. Mais aujourd'hui, je sus fatiguée de toujours tout donner, je suis fatiguée tout court, alors j'arrête. Quelques jours.

Je n'aime pas me sentir "seule contre tous", incomprise et non soutenue dans mes opinions. Je n'aime pas du tout me sentir mal à l'aise et rejetée dans un pays où le score du FN a explosé. Pas à ma place ici, alors que j'ai grandi ici, que j'ai vécu toute ma vie ici, que j'ai étudié ici et que je continuerai encore quelques années. Je peux comprendre que le système politique soit rouillé et que la vie des gens devienne difficile au quotidien. Je peux comprendre que la démagogie fonctionne parce que l'éducation n'a pas fait son bout de chemin. Je peux comprendre qu'on rejette l'Union européenne dans sa forme actuelle. Mais je ne peux pas comprendre que les valeurs des gens, de 25% des votants, consiste en un racisme puant et un égoïsme flagrant. Je ne peux pas comprendre qu'on puisse, de nos jours, préférer un nationalisme exacerbé à une entraide entre pays voisins. Je ne peux pas comprendre qu'on arrive à voter FN pour faire bouger les choses et faire comprendre aux dominants que cela ne fonctionne pas.
Je sais que je suis moi-même intolérante : j'ai du mal à accepter les gens racistes, les gens homophobes, les gens qui ne respectent pas les dires et les demandes des autres, les gens qui empiètent sur la vie privée des autres, et tant d'autres gens. Je vote au centre, parfois à gauche. Je considère que l'économie est un sujet sur lequel je penche à droite, et j'ai des revendications sociales très fortes (l'égalité pour tous, les hommes et les femmes, les homosexuel·le·s). J'essaie de comprendre tous les sujets d'actualité, les raisons qui poussent les gens à agir comme ils le font. J'apprends tous les jours un peu plus (en lisant des livres d'histoire, en lisant des romans, en lisant des revues scientifiques). J'avance. Je ne recule pas.
Et pour moi, le FN recule. Dans un monde relié de toutes parts, qui veut apprendre des autres cultures, le FN est un parti qui souhaite au contraire refermer le pays sur lui-même. C'est économiquement non viable et humainement impossible.

Alors oui, aujourd'hui, je me sens seule. Je me sens seule car je me sens incomprise.
J'espère que ce sentiment va s'estomper avec le temps, mais j'ai bien peur que cela continue.
Je pense que je vais déménager dans la pampa argentine, ou les montagnes népalaises, ou dans un lieu où je n'aurais pas à faire face à de la haine cachée sous des semblants d'institutions qui légitiment cette haine.

Retour au lycée.

Jeudi 8 mai 2014

Je pensais à l'Anglais, pour des raisons tout à fait normales puisque nous nous sommes vus. Et je voulais savoir si j'en avais parlé ici.
J'ai donc ouvert mon blog, et je me suis rendue directement page 57. Et c'est cet article auquel je pensais. Article situé page 57. C'est drôle, parfois, comme les choses sont bien faites.

Nous nous sommes revus une fois, je pense, peut-être deux. Et j'ai cru comprendre qu'il ne voulait plus jamais me revoir.
Sauf que là, alors qu'il est assis sur le fauteuil et moi sur l'accoudoir du canapé d'à côté, il me prend les jambes, les pose sur lui et les garde ainsi.
Je voudrais me rappeler qu'il a une copine depuis deux jours et qu'il ne la connaît que depuis une semaine. Mais je sais qui je suis, je sais que ce qui s'est passé avec le-mec-sur-qui-je-n'ai-pas-le-droit-de-crusher n'est qu'une faible partie de ce que j'admets et accepte de faire. Et je me rappelle aussi de L. et de notre passe rapide dans une ruelle le soir du Nouvel an. Je sais qui je suis et je n'ai pas changé.

Mais je sais aussi comment sont mes amis de lycée.
Donc, l'Anglais a une copine.

J'ai profité du peu de temps que j'avais pour remonter un peu mon blog. J'avais oublié que notre relation était ainsi, j'avais complètement oublié tout cela. Tout ce qui me restait en mémoire, c'était que je lui avais dit que je le désirais mais que je ne l'aimais pas. J'avais oublié que je le tapais sur les fesses, j'avais oublié que je l'aimais bien quand même, j'avais oublié qu'il m'aimait bien un peu. J'avais tout oublié.

Et tous les autres. Tous ceux-là que j'ai vécus tellement fort durant le lycée, que la prépa' a complètement occultés, que je n'ai pas su retrouver. Je les avais aussi oubliés.

Est-ce que je vais oublier R. de la même manière ? Je n'ai jamais réellement écrit sur R., je n'ai jamais écrit les petites choses si adorables qu'il me dit. Quand il me dit qu'en dehors de la famille, je suis sûrement la personne qu'il aime le plus, alors même que deux, trois mois plus tôt il me disait qu'il n'avait jamais aimé dans sa vie. Quand il me dit qu'il avait eu envie de pleurer après notre précédent WE ensemble, alors que moi je lui dis qu'après ce WE-là j'ai eu tellement envie, pour la 1ère fois, de pleurer en le quittant. (Et j'ai pleuré, dans le train.) Quand il réagit à toutes mes avances étranges, comme quand je tends la main pour qu'il la prenne. Quand il fait son petit jaloux et qu'il me demande si j'ai l'habitude de toucher les autres ainsi (oui, ce sont mes copains de lycée). Quand au restaurant il paie tout vu que la serveuse lui tend d'office la machine. Quand il accepte que je le relooke, puisqu'en dehors des moments où on se voit il n'achète aucun vêtement (ou presque). Quand le Pérou. Quand LA discussion. Quand on tombe enfin d'accord sur la beauté de quelqu'un : Hugh Dancy.

I will always somehow love you.

Mercredi 19 mars 2014

Je vois H. demain.
Et je ne sais pas. Je ne sais plus. Je n'ai jamais su, peut-être. Ou alors, je sais mais je ne veux pas y croire.

J'ai un blocage. Avec les garçons. Parce qu'avec les filles c'est toujours plus facile de flirter.

J'ai l'impression qu'en ne racontant pas ici la majorité de ce qui est arrivé dans ma vie sentimentale, j'ai oublié. Parfois, c'est vrai, j'oublie, alors même que j'ai raconté ici. Quand on me demande avec combien de personnes j'ai couché, je ne sais pas quoi répondre, je cherche à compter, j'en oublie, je m'embrouille dans les dates. Et ce n'est pas grave. J'ai mis du temps à accepter que ce n'était pas grave d'oublier, qu'on ne pouvait pas se rappeler de tout le monde. Que parfois ça ne fonctionnait tout simplement pas. Que si je me souvenais, c'est que ça m'avait apporté quelque chose d'important.
Je suis devenue égoïste avec le temps et les écorchures.

Je crois que j'ai un blocage avec les "garçons" (les représentants du sexe masculin qui ne sont pas mariés, généralement). N. a été important, bien sûr, mais S. aussi. Je crois que j'étais encore un tout petit peu amoureuse de N. (ou de l'image que j'avais de lui ?) quand je suis tombée sous le charme de S., et puis S. est "parti" aussi vite qu'il est arrivé. J'ai été intensément attirée par lui, peut-être amoureuse. Comment savoir quand mon esprit malade a tenté de composer avec l'information "il a une copine depuis longtemps et il est amoureux d'elle" ? Mais c'est passé. Et puis, j'étais très fragile émotionnellement à cette époque, à l'époque où je les ai rencontrés.

J'ai un style de mecs. Il serait à présent hasardeux de prétendre que je n'en ai pas un, compte tenu des personnes importantes qui ont jonché ma vie et de leurs points communs. J'ai le recul nécessaire pour me rendre compte de cela. J'arrive à savoir si un garçon va me plaire quand je discute quelques minutes avec lui. Je sais ce qui me séduit.
Et du coup, je bloque. Je bloque ce que je peux avec ma tête, ce qui m'empêche de savoir ce que mon cœur veut réellement. Et après je me convaincs avec ma tête qu'il correspond au "cliché" des gens que j'aime bien, et du coup ça me rend folle.
Je rends mon propre esprit malade avec mes idées.

J'ai l'impression que H. est dans ma vie depuis si longtemps, que j'entretiens mes doutes sur lui depuis des mois et des mois (ce qui est sûrement vrai, en réalité), je ne saurais pas détruire aujourd'hui ce que nous avons pour une potentielle amourette qui ne durerait pas.

Je crois qu'au fond de moi, je n'ai jamais cessé d'espérer que "quelque chose" pouvait être possible entre lui et moi. J'ai eu le cœur brisé lors de notre dernière entrevue, j'ai cru voir que rien ne serait jamais possible entre nous. Et là, aujourd'hui... j'hésiterais presque.

Je n'ai jamais été autre chose qu'indécise par rapport à lui. Il me semble que cela est dû à mes deux désillusions avec N. et S., mais je ne peux pas réellement déclarer que ce n'est que cela. Je n'ai pas besoin d'être en couple ou rattachée à quelqu'un ; en réalité j'ai l'impression que cela me ferait plus de mal qu'autre chose. J'ai peur qu'être avec quelqu'un ressorte mes pires travers et me fasse prendre conscience pour de vrai que je ne fonctionnerai jamais ainsi, alors je préfère attendre.
Et quand j'écris cela, je me rends compte qu'il est fort probable que H. soit la personne que j'attends.

Et quand j'écris cela, je me rends compte que j'accentue nos différences pour me rendre la tâche insurmontable et tenter de me dissuader de l'aimer.
C'est compliqué en réalité, c'est comme si je m'interdisais de ressentir parce que je sais que cela va me faire mal.
Je ne suis pas sûre que cela me ressemble.

(Je viens de remonter mon blog et je tombe sur cet article qui date de moins d'un an. J'ai l'impression de lire un copier-coller, de ne pas avoir évolué.)

EDIT post-rencontre :
Cette personne est merveilleuse. Elle est attentionnée et belle et intéressante et parfaite pour moi. C'est toujours une évidence lorsque je la vois. Et pourtant...
C'est si difficile de lui dire les choses. Je le fais sur le ton de la blague, mais au fond, quand je lui dis "tu es parfait", je le pense. Je pense réellement que cette personne est, à l'instant précis où je le dis, parfaite : elle est avec moi, je peux la voir, la toucher, la sentir, et elle vient de dire quelque chose de fondamentalement mignon / adorable / intelligent.
Je lui ai écrit que je ne pensais pas qu'elle me manquait autant (en d'autres mots moins clairs). Je lui ai dit qu'on ne devait plus passer autant de temps sans se voir. SEPT semaines, alors que c'est la personne que j'aime le plus (en dehors de R., et j'ai passé 8 semaines sans le voir et ça c'est parce qu'il habite à 250 km et 50 euros de moi) (je crois que cet argument n'est pas bon).
J'étais tellement excitée à l'idée de la voir. J'ai été moi en plus exagéré.
La nuit tombe sur moi et tout ce dont j'ai envie c'est de vivre dans son odeur.
Je ne veux pas être demain, je ne veux pas être triste. Je suis déjà triste.

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