See the truth all around.

Vendredi 10 octobre 2008



Ma langue s'est déliée d'une manière tout à fait naturelle lorsque je lui ai confié la peine que j'avais sur le cœur, peine qui était restée assez discrète et que peu de personnes savent. Doutes sur mon petit ami actuel, tergiversation entre rompre ou pas, aveu du fait que je voulais qu'il le fasse et pas moi.
Et pourtant, qui est-il ? Rien d'autre qu'un voisin d'espagnol, qu'un "sportif sexy", qui me met dans tous mes états à sa simple vue. Rien d'autre qu'un mec exceptionnellement attirant et superbement gentil. Cela m'aide beaucoup de savoir qu'il est avec sa chérie depuis 3 ans.

Je ne devrais pas raconter ma vie à un presque inconnu.

Mais il a raison. Si je ne suis pas sûre de l'aimer, alors pourquoi suis-je avec lui ? Disons plutôt que je sais que je l'aime, mais je ne suis pas certaine de l'aimer comme je devrais le faire. Je suis versatile.

Il s'est révélé une personne très sympathique et plutôt à l'écoute d'une pauvre fille comme moi. Et cela, je ne le soupçonnais pas de sa part. D'accord, je le savais galant, attentionné, gentil et très sympathique, mais de là à m'écouter blablater sur ma vie amoureuse de merde, je n'y pensais pas ! Il n'est même pas à proprement parler un ami...

Même si son sourire détrône celui de ZYX, qui avait pourtant la Palme d'Or du plus beau sourire. Même si son sourire lorsqu'il me croise dans les couloirs me donne envie de sauter partout. Même si son sourire est la plus belle chose qui me soit arrivée mercredi.

Ce "sportif" sexy...

http://madness.of.love.cowblog.fr/images/Images/MatchbyCerebralCortex.jpgIl irradie ainsi, pour moi. Son aura, son karma...


Je ne sous-estime absolument pas le pouvoir qu'a M. IP sur moi. J'en suis absolument consciente.

Mais cela me fait me poser des questions sur l'amitié fille-garçon. J'y ai toujours cru. J'ai toujours cru qu'il était possible qu'une amitié ne soit que platonique, sans qu'elle ne vire obligatoirement à l'amour, au sexe et à toutes ces extrémités... non amicales. Peut-être parce que je préfère la compagnie des mecs à celle des filles. Ils sont moins compliqués (j'en connais un rayon !), et plus abordables, peut-être plus terre-à-terre, plus logiques. Et c'est agréable de ne pas avoir à se dire "Tiens, est-ce que mon maquillage n'a pas coulé, est-ce que je suis bien arrangée... ?". Juste être naturelle.
Je n'ai pas une telle relation avec M. IP. Je veux dire, je ressens notre amitié comme une simple amitié, mais je sais qu'il m'attire incroyablement, je sais qu'il suffirait du verre de trop pour que je le lui dise. Même si je me sens naturelle avec lui. De l'extérieur, il s'agirait plus d'un jeu de séduction que d'une banale amitié.

Jusqu'où cela peut-il nous mener ? A-t-on délimité le territoire, défini les interdits ? Ai-je envie de le savoir, de toute façon ?

Incroyable comme les rêves peuvent me faire réfléchir.


But he makes me happy, he makes me smile, and he's got my heart...
Je ne sais si je t'ai déjà dit à quel point tu comptais pour moi. Les mots m'ont sûrement manqué. Il me semble impossible d'exprimer publiquement mes sentiments profonds pour toi. Je bafouillerai, je salirai la pureté de ton être par des mots insignifiants.
Ce n'est pas de l'amour, certes, non, pas dans le sens strict du terme où tous l'entendent... C'est l'amour selon notre sens. Le sens universel. Teinté d'une fascination sans bornes, d'une admiration remarquable, et d'une tendresse infinie.

Je ne te remercierai jamais assez pour avoir été présent lorsque je pensais être seule et ne pas te mériter ; pour me redonner confiance en moi par un petit regard, par un sourire, par des mots gentils et désintéressés. Tu me donnes envie de m'aimer, tu me rends presque belle, parce que tu penses que je suis ce que tu penses que je suis. Même si je suis infiniment moins belle que tu ne le penses.

T'avoir rencontré fut l'un des bonheurs de ma vie.
Te perdre... j'en ai peur. Et pourtant, je sais que cela va arriver un jour, cette année peut-être, je sais que malgré tes dires, malgré tes refus d'amour, tu rencontreras cette Elle* qui nous séparera et qui te capturera. Et il y a peu de chances qu'Elle* te mérite. Et je sais que je la détesterai.
Et je sais qu'une partie de moi t'aimera jusqu'à mon dernier souffle. Et je sais que je ne rencontrerai personne de supérieur à toi.

Lorsque j'ai l'impression de ne plus pouvoir aimer, il n'y a que toi que j'aime. Lorsque j'ai l'impression de ne plus sourire intérieurement, tu me redonnes un peu de joie. Lorsque j'ai l'impression que la réalité est trop dure, ta présence m'en estompe les angles.

M. IP, mon Idéal Psychologique, mon Idéal Partenaire. Je t'aime plus que je ne saurai le dire.


Écrit hier (ce qui est important). Posté ici.

Cher Aurélien...

Mercredi 1er octobre 2008

                           Cher Aurélien,



Ma dernière lettre date, en effet. Tu peux te dire que c'est dû aux cours surchargés, au temps libre que je ne souhaite pas te consacrer ou encore parce que je n'ai rien à te dire, je ne confirmerai rien, ni ne démentirai.

Nos entrevues régulières ne me satisfont plus. Je ne te dis rien de ce que tu ne sais pas déjà... Elles m'ont plu, bien sûr, tu le sais déjà. Je ne renie rien de ces deux mois et quelques passés avec toi, ne me fais pas écrire ce que je ne pense pas... Tu sais que cela n'est absolument pas satisfaisant. Cela peut peut-être apaiser un corps, mais pas un cœur, même pas un esprit. Se sentir bien avec quelqu'un ne suffit pas.

Tu le sais aussi, n'est-ce pas, puisque tu ne veux pas t'officialiser... Dans ce cas, cette lettre ne peut pas être considérée comme une lettre de rupture, puisque nous n'avons jamais été « ensemble » dans le sens strict du terme. Il n'empêche que c'est ce que je souhaite faire. Je souhaite que nous arrêtions de nous voir.

Ah, tu ne le pressentais pas ? Venant de la fille gentille, sage, douce et câline que je suis, ne bronchant pas lorsque ton meilleur ami vient et que tu me présentes comme « celle dont je t'ai déjà parlé », ne pipant mot lorsque ton frère débarque sans prévenir et que je deviens « celle qui prend des cours », alors que je pourrais aisément m'en sortir seule !!

Je pourrais te donner rationnellement mes arguments, un à un, en faire une dissertation organisée, mais je n'ai pas envie. Pas que tu ne le mérites pas (voyons !), mais notre relation ne le mérite pas.

Je t'ai donné la possibilité de me garder. Et tu m'appelles pour me dire : « Je ne veux pas me mettre officiellement avec toi, mais j'ai besoin de toi, et j'ai envie de te voir ». Cette situation ne m'aurait pas tellement dérangée si je n'avais pas su que Camille (ou Juliette, puisque c'est la même personne) était encore solidement accrochée au rocher que tu es. Ni si je n'avais pas eu mon ex exprimant sa volonté de me revoir.

« Je ne veux pas te perdre. » Je suis désolée, mais il va bien falloir. Je ne me vois pas avec toi, alors que tu n'es pas seul, alors que je ne le suis pas non plus. Cette relation ne peut que finir par nous faire souffrir...

« Tu es la fille la plus exceptionnelle que j'ai rencontré. » Pourquoi ? Pourquoi ces mensonges, pourquoi ces paroles vides, si tu ne peux pas les assumer ? De nous deux, c'est toi qui es censé être mature, toi qui devrais savoir comment se comporter. À croire que ton diplôme de gestion des relations humaines ne te sert strictement à rien.

Il n'y a pas de « Je t'aime » qui tienne. Tu ne me rattraperas pas avec ces petits mots, magiques mais que tu ne penses pas. Je n'ai plus dix ans, je ne suis pas insouciante, je ne te crois pas. Même quand tu passes toute la journée avec moi, quand tu m'emmènes au cinéma, quand nous déjeunons ensemble, quand tu me prends dans tes bras, quand nous passons l'après-midi entre promenades et cabrioles. Je ne te crois pas. Je ne t'ai pas cru la première fois, alors même que j'avais passé l'une des plus belles journées d'été avec toi.

Je ne crois pas que l'amour puisse naître au premier regard. Le désir, oui. L'envie d'aimer, peut-être. Mais pas l'amour. Tu ne me feras pas avaler ça. Surtout pas ça.


P.-S. : Sache, tout de même, que tu es celui qui m'a le plus apporté. Tu m'as changé, tant moralement que physiquement. Je me suis sentie belle à tes côtés, légère dans tes bras, presque irréelle. Cet été fait partie des plus beaux de ma vie, et c'est grâce à toi. Tu sais, d'autant plus, l'importance que tu as et que tu auras toujours pour moi. Moi non plus, je n'ai pas envie de m'effacer de ta vie, de te « perdre » bien que je ne t'ai jamais vraiment eu.

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